L'importance
du choix d'une huile adaptée à
l'utilisation de votre
véhicule
|
|
|
Huile moteur : quelle huile choisir ?
Les
éléments à prendre en compte :
Moteurs
Diesel ou essence ; Indice de viscosité,
5 W 40 ?
Huile de synthèse, semi-synthèse, additifs,
lubrification....
|
|
|
La qualité de
l’huile que vous allez choisir pour le moteur de votre véhicule est importante à deux niveaux :
- La durée de vie du moteur est sensiblement prolongée ;
- Une huile de qualité va réduire les risques de panne ou de casse prématurée.
Pour un moteur,.une prolongation de quelques années
sans problème représente, en termes d'économie sur les coûts d'entretien, un challenge de
plusieurs milliers d'€ !
Intérêt lors de la revente : Le bon entretien
d’un véhicule est un argument de poids
à faire valoir lors de la revente de votre
véhicule, cela
d’autant plus que la négociation a lieu de
particulier à
particulier.
Mieux résister à l'usure et aux frottements :
choix de l'huile moteur
Le frottement des
pièces mécaniques, en
particulier les
pistons (segments) contre les cylindres, est l’ennemi
numéro 1 du moteur, car les pièces
mécaniques qui entrent en
contact agissent comme des abrasifs..
Pour y pallier, l’huile
soit déposée sur les pièces
mécaniques en
mouvement pour former un « film protecteur » Il va
ainsi réduire la friction.
Intérêt
financier
Il vaut mieux dépenser quelques
euros de plus par litre en faisant une vidange avec
une huile de qualité (l'ajout d'additifs, à condition qu'ils soient bien appropriés, peut constituer une alternative ; c'est un point sur lequel nous reviendrons en
fin d'article)
L’intérêt
financier est double : outre la réduction du
risque de casse, comme nous venons de le voir, une bonne lubrification va aussi agir sur
l’amélioration des
performances du moteur (on s'y retrouve aussi sur le plan de la réduction de la consommation, non
seulement
d’huile, mais surtout de carburant : les quelques
pour cent gagnés sont importants pour le budget).
Un peu
de vocabulaire technique : propriétés et
qualité de l’huile moteur, additifs
Voici des informations dont la connaissance va nous permettre de déterminer sur quoi nous allons pouvoir agir.
A l’origine, les huiles
sont minérales et extraites du pétrole. Par ajout
de produits additionnels, elles deviennent
semi-synthétiques ou de synthèse (les huiles de
synthèse, contrairement aux huiles d’origine
animale, ont
la propriété de rester fluides à des
températures inférieures à –
0 ° C)
L’on distingue deux grandes catégories d'huile :
- les huiles monogrades (destinées
aux moteurs qui
chauffent peu, dont la température reste en général en-deçà des 100 °C,
tels les moteurs deux temps : tondeuses à gazon ou
moteurs
plus anciens) ;
- et les huiles multigrades (les agents chimiques ou
polymères ajoutés procurent une meilleure
lubrification
à froid et une meilleure stabilité à
chaud)
Nous avons vu précédemment que les huiles moteur remplissent plusieurs fonctions. Elles ont un effet
anti-abrasion et anti-corrosion (anti-oxydant), mais pas seulement :
Des additifs viennent en renforcer les qualités. Quels sont-ils
et quels en sont les caractéristiques ? Parmi les principaux :
abaisseur
de
point d’écoulement (pour augmenter la
fluidité
à froid), agents anti-usure, anti-mousse, dispersants (pour
maintenir les particules en suspension), modificateurs de
viscosité...
Huile 5W30 5W40 15W40 etc.
La
viscosité est codée
en grades de 0 à 60, par unités de 5 (la
viscosité
se mesure par le temps mis par une huile pour
s’écouler au
travers un orifice).
Le premier chiffre mesure la
viscosité à froid. Par exemple, pour une huile 5
W 40, le grade 5 signifie moins de
viscosité à froid (viscosité = résistance à l'écoulement), autrement dit plus de
fluidité
à froid qu’une huile 15 W 40 ;
Le second chiffre
indique la
viscosité à chaud (mesurée
à la température de 100 ° C).
Plus le premier chiffre est bas, mieux cela vaut. Pour le second
chiffre, c'est le contraire qui est vrai : si l'indice est plus
élevé, cela signifie que la viscosité
à chaud est meilleure pour le moteur. Le second chiffre doit
tout
particulièrement pris en compte si vous sollicitez
sérieusement votre moteur par une conduite plus
sportive (risque de surchauffe).
Quelle différence existe-t'il entre les huiles pour moteur
diesel et essence ?
Les huiles pour moteurs diesel contiennent davantage
de détergents destinés à
empêcher que les
particules qui résultent de la combustion du gazole
s’accumulent dans le moteur (dont la paraffine et le soufre). A l'inverse, elle
n’est pas recommandée dans les moteurs
à essence.
En effet, si elle était utilisée dans un moteur
essence, l’huile pour diesel diesel remettrait en suspension les
boues et dépôts qui retombent dans le carter, ce qui risquerait les filtres.
Il existe aussi une huile spéciale pour moteur diesel FAP
(moteurs dotés d'un échappement avec Filtres A
Particules. Dans ce cas, il faut utiliser une huile 5 W 40 ou
formulation
spéciale
5 W 30 (suivre les recommandations
du
constructeur)
Huile moteur : le éléments et les raisons d'un choix
(Pour
mémoire, voir ci-dessus
terminologie et définitions)
Indice de viscosité :
En hiver, mieux vaut utiliser une huile à faible
viscosité à froid, donc plus fluide,
car la
lubrification des pièces du moteur se fera plus rapidement,
en particulier au
démarrage.
Cependant, l'automobilistes que vous êtes ne va pas passer
chez le garagiste pour
changer d'huile à chaque nouvelle saison : alors mieux vaut
opter pour une
huile qui va offrir
une meilleure réponse aux situations hivernales (qui peut le
plus peut le moins ou, plus exactement le mieux !), surtout si le
véhicule stationne à l'extérieur.
Si vous vivez dans une région montagneuse et plutôt
froide ou encore que vous êtes susceptible de vous y
rendre, optez pour une
huile 5 W
40. Dans les autres cas, une huile 10 W 40
peut s’avère un bon choix.
Pour se fixer simplement les idées, si l'on s'en tient à des
critères
géographiques : 5 W 40 ou 10 W 40 pour les
régions plutôt situées au Nord et dans l'Est de
la
France (nos amis belges et suisses sont concernés), 15
W 40 ou 15 W 50 plus au Sud peuvent suffire.
Pour
le second chiffre (pour rappel, celui de viscosité à
chaud), l’indice 40
est, dans la très grande majorité des cas,
nécessaire et suffisant. Pour une utilisation plus
poussée, à la limite sportive (par
définition
coûteuse et consommatrice d’énergie), il
vaudra
mieux passer à l’indice 50 (à chaud, il est
préférable d'avoir une huile moins visqueuse, donc '
plus fluide ')
Astuce pour
se souvenir des caractéristiques de l'huile moter –
Pour mieux conserver en mémoire ces indices concernant
l'huile moteur, notez que W est
l’abréviation anglaise de Winter (Hiver), et souvenez-vous
que le
premier
indice concerne précisément la
viscosité à
froid (chiffre le moins élevé, comme la
température du moteur avant son démarrage), le second la
viscosité à chaud (chiffre le plus élevé,
en relation avec la température du moteur en fonctionnement)
Huile de synthèse ou semi-synthèse ?
-
L’huile de semi-synthèse conviendra assez bien
à
une citadine et pour tout véhicule dans un cadre
d'utilisation standard ;
- L’huile
de
synthèse conviendra aux utilisations intensives, aux
sollicitations fortes et sportives.
Huile moteur : les additifs, pourquoi, quand, comment ?
Nous avons déjà abordé plus haut (vocabulaire technique) la nature des additifs.
Maintenant, du point de vue de l’automobiliste cherchant à
maîtriser son budget, deux éléments
principaux à prendre
en compte :
- Le premier objectif doit viser à réduire
l’usure du moteur ;
- Dans le second, nous visons à améliorer la performance ou le rendement du moteur et,
par voie de conséquence, réduire sa consommation
de
carburant.
C’est donc sur ces deux éléments, non
pas pris
séparément, mais comme agissant
ensemble que la question des additifs entre en ligne de compte.
En règle générale, les additifs sont
inclus dans les
huiles qui vous sont proposées (suivant des formulations qui peuvent certes
différer légèrement selon les
fabricants). Il faut regardez
les tableaux comparatifs qui figurent sur les bidons d’huile. Vous constaterez qu’un certain nombre
d’étoiles figurent en face des critères
pris en
compte. Ces indications vous seront utiles pour faire votre choix.
Si vous utilisez votre véhicule de façon relativement
standard (et pour un kilométrage annuel qui ne dépasse
pas les 20.000 km) de votre véhicule, vous n’avez
pas
d’autres éléments à ajouter
autres que ceux déjà contenus dans votre huile.
Si vous avez des doutes sur la qualité de l'huile
utilisée
Imaginons
que votre
garagsite vous ait proposé sa formule de vidange standard ou bien encore
que
vous ayiez succombé à la promotion « vous ne trouverez pas moins cher ailleur » faite par la
station
« vidange minute » proche de chez vous, que faut-il
faire ? Faut-il penser à un additif si vous avez un doute
sur la qualité de
l’huile fournie ?
En réalité, oui et non, selon les cas ! Il vaudra
peut-être mieux
raccourcir le délai de la prochaine vidange. Certains additifs
sont de bonne qualité, mais ils doivent être choisis avec
soin..
Les additifs
à base de
silicone ou de paraffine sont plutôt à déconseiller du
fait de leur agressivité.
Certains additifs décrits comme des produits miracles ont
fait l'objet de contestations. En particulier, les additifs
à base de Téflon en poudre peuvent, dans certains cas, poser problème dans la mesure
où ils peuvent obstruer les canalisations fines.
Cela
étant, il faut rester ouvert aux
nouveautés et aux propositions… à
conditions qu'elles soient préalablement testées (un additif ne doit pas déséquilibrer la structure
moléculaire
et donc la tenue de l’huile).
Les automobilistes qui préfèrent
raisonner en
termes de sécurité et de durabilité porteront leur choix sur une
huile de
bonne qualité, choix qui se fait, non seulement au moment de chaque
vidange, mais lors de l'achat du véhicule sur la façon de l'entretenir.
Conseil anti-usure pour optimiser la lubrification
En réalité,
c’est au
démarrage (et plus encore en hiver) que les moteurs
sont le
plus mis à contribution. Après une durée d’immobilisation
de plusieurs
heures (a fortiori une nuit complète), l’huile
repose au fond du carter. Ce qui signifie que la lubrification du moteur est «
à refaire
» à chaque démarrage.
Il en découle que :
- Mieux vaut ne pas faire vrombir son moteur au
démarrage, donc au moment
où le
risque d’abrasion des pièces mécaniques
est
à son maximum, puisque la
lubrification n’est
pas encore faite de façon optimale ;
- De la même façon, faire tourner -
sans
trop accélérer - son moteur pendant quelques
dizaines de secondes
voire une minute au plus avant d’enclencher une vitesse. Les
accélérations plus franches ne viendront
qu'après quelques centaines de mètres, donc de
préférence après que le moteur aura eu le temps de monter
en
température.
Fréquence des vidanges
Concernant la fréquence des
vidanges,
mieux vaut bien entendu s’en tenir aux recommandations des
constructeurs (d'ailleurs, la garantie est en jeu pour un
véhicule neuf),
sachant que la durée et le kilométrage parcouru
entre
chaque vidange a progressé dans le bon sens (assez
couramment
20.000 km pour les moteurs diesel de fabrication récente,
moitié moins pour les
modèles essence). Toutefois, après la
période de garantie, il
faudra aussi tenir compte du type d’utilisation du
véhicule (plus grande fréquence des vidanges pour
des utilisations
urbaines).
NB
- Il est recommandé de changer filtre à huile au moins
toutes les deux vidanges (les carnets d'entretien des véhicules
le précisent)
Entre
deux
vidanges, il est conseillé de faire un contrôle
des
niveaux d'huile tous les 1.000 à 2.000 km et avant tout
déplacement relativement important (exemple trajet de plus de
500 km). Pour certains véhicules (pour les motorisations les plus anciennes), un contrôle en
station peut être conseillé à
l'issue ou en cours d'un trajet sur autoroute.
JR
R, - Fiches pratiques
|
©
Tecinfor.com - Octobre 2010, publication AnnoncesNo1 automoto
et
sites
Internet associés.
|