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Les "petites Suzuki" : un virage
à 180 ° vers... les solutions "low cost" !
Comme
chacun a pu le constater au cours des mois précédents, les tendances et
les modes de consommation évoluent rapidement. Touchés au portefeuille,
nombre d’automobilistes recherchent des véhicules à la fois moins
gourmants en carburant et plus respectueux des critères
environnementaux (d'ailleurs, la prime à la casse a accéléré cette
mutation en stimulant principalement la vente des véhicules
d'entrée de gamme).
Ce
nouveau contexte nous donne l’opportunité de braquer les projecteurs
sur les petites cylindrées et, en la circonstance, sur les insolites
"petites Suzuki".
Il y a quelques années encore, le
constructeur japonais aurait plus volontiers mis l'accent sur la
puissance et la performance de ses véhicules (reconnaissons-le, à
l'instar de nombre de ses confrères) Il est vrai aussi que la marque
est probablement plus connue en Europe pour les motos qui sont à
l’origine de sa renommée (48 modèles de 50 à 1.800 cm3, dont la Bandit
et autres GSX-R)
Plus
difficile, en revanche, de s'imposer sur le marché européen de
l'automobile. Considèrant le haut de gamme et la puissance, le Grand
Vitara a déjà répondu présent. Cela, c'était pour hier.
Aujourd’hui,
la donne a changé, respect de l'environnement oblige. Si le
constructeur n'abandonne pas pour autant le 4x4 et le tout terrain (il lui
reste aussi une belle carte à jouer sur le créneau “fun et loisir” avec
son excellent Jimmy), il revoit néanmoins sa stratégie pour proposer une gamme de citadines
davantage en harmonie avec l'air du temps.
Sur un
marché où les propositions sont déjà nombreuses, comment réagir face aux
nouveaux challenges afin de séduire les consommateurs ? Pour répondre à
cette interrogation, intéressons-nous à trois véhicules de la gamme
Suzuki.
Tout d'abord la nouvelle Alto,
véhicule d'entrée de gamme de la marque, présentée en avant première
lors du précédent Mondial de l'Automobile à Paris en 2008, anticipait
donc sa sortie au deuxième trimestre 2009.
Impressions visuelles
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| l'Alto
et ses lignes extérieures élégantes, la nouvelle tendance
Suzuki ©
Photos RJR |
La
première impression – visuelle - est favorable. L’effet obtenu est
attrayant et plutôt réussi : dessin harmonieux, optiques des phares
avant aux coins arrondis, calandre bien proportionnée, aspect
dynamique, apparence sportive. Avec ces caractéristiques (ajouté à cela
son faible encombrement :3,5 m de long pour 1,70 m de large), le
véhicule apparaît conçu pour affronter la ville, ainsi que pour y
circuler et stationner avec aisance.
En revanche,
l’intérieur
est relativement sobre ou, plus précisément, décliné en termes plus
basiques. Si la finition ne suscite pas de reproche particulier, une
attention plus grande aurait pu être portée – à notre avis - au design
de la planche de bord. Cette dernière apparaît quelque peu datée et
sans beaucoup de reliefs, en particulier si on compare son
aspect à
celle – nettement plus tonique - de sa soeur la Splash (voir article
correspondant)
Autre détail qui a son importance :
à
l’occasion d'un stationnement sur la voie publique, l'absence de porte
ou de trappe pour la boîte à gants peut s'avérer gênante pour la
sécurité des quelques objets qui peuvent y être laissés. Comme nous en
sommes au stade des réserves (ce sera d'ailleurs la dernière car la
prestation d'ensemble est correcte), l'assise s'avère, de même,
basique, tant dans le choix des coloris des sièges que dans le
maintien qu'ils peuvent offrir. C'est, à n'en pas douter, sur ces quelques
éléments que nous venons de citer que l'obligation de serrer les prix transparaît le plus.
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| Accessoirisation
et confort : à l' intérieur, une relatvie sobriété ©
Photos RJR |
La motorisation de l'Alto
Lors
de notre essai, nous avons trouvé que la performance du bloc
essence 1.0 (68 cv) était adaptée et satisfaisante, après avoir
suscité, toutefois, une petite inquiétude sur l'amplitude du
niveau sonore qui se manifeste, en
réalité, au démarrage. Ensuite, la montée en régime s'effectue en
douceur. Au fur et à mesure que le
véhicule prend sa vitesse de croisière, le
trois
cylindres se met à ronronner agréablement. Cette motorisation remplit
d’autant plus
son office que le poids – léger – du véhicule reste dans la limite des
850 kgs.
L’impression
favorable se confirme
sur route grâce une direction assitée souple, à la réserve près
- formulée précédemment -, relative au maintien des sièges que
nous
avons trouvé pas
assez enveloppants (le choix apparaît aussi limité en ce qui
concerne les tissus proposés sur les modèles
d'entrée de gamme).
En
résumé,
Avec
sa ligne agréabler, l'Alto offre un niveau de prestation satisfaisant.
La réserve (ou la marge de progression) que nous formulons porte sur la
perfectabilité du choix des matériaux et composants intérieurs, plutôt
basiques.
Avec une consommation de 4,4 l, l'Alto
s'avère sobre
et écologique (103 g de CO2) Compte tenu de son faible encombrement,
son coffre reste tout juste dans la moyenne de sa catégorie de petite
citadine, soit 129 litres. Il s’avère cependant capable de passer, au
besoin, à une contenance très correcte de 774 litres dès lors que la
banquette arrière est repliée.
Autre bon point pour
l'Alto, elle bénéficie d'une garantie de trois ans ou 100.000 km.
Elle
demeure attractive compte tenu de son prix (à partir de 7.990 €) et du
bénéfice associé à la prime écologique de 700 € (elle manque la super
prime de quelques trois grammes !) Dans sa catégorie, l’Alto entre en
compétition avec le trio C1, la Twingo et la 107 en ce qui concerne les
françaises, et, pour les étrangères, l'Aygo, la Ka, et sa soeur jumelle
la Pixo (fabriquée en Inde)
...
A moins que la concurrente de l'Alto ne soit tout simplement pas
représentée par un autre véhicule de la marque ?!..(Voir par exemple la
Splash)René
Jans Rouzioux,
Août
2009
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