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S E C U R I T E
! ! !
La
notion de sécurité renvoie d’une part au
comportement du
conducteur, et, d’autre part, à l’état de
fonctionnement
du véhicule, conditionné par son entretien
effectué à intervalles régulier (de même
qu’avant un grand déplacement)..
Dans le premier cas de figure, il s’agira d’une
appréciation en
relation étroite avec le respect des règles
édictées par le Code de la route et, dans le second, du
respect par le propriétaire ou l’utilisateur du
véhicule
des recommandations techniques ainsi que des préconisations des
constructeurs, gage de maintien du véhicule en parfait
état de fonctionnement grâce à des
vérifications périodiques.
A – LES REGLES DE SECURITE LIEES
AU
COMPORTEMENT DU CONDUCTEUR
le réflexe ceinture
de sécurité
Ce réflexe est à acquérir dès
l’entrée dans le véhicule et avant sa mise en route
afin
de pouvoir se concentrer en toute sécurité sur les
manœuvres qui précèdent l’engagement sur la
voie
publique. Veiller également à ce que ses passagers
éventuels en fassent autant, à l’avant comme
à
l’arrière !
le respect de la vitesse
autorisée (étant entendu que tout conducteur doit
rester maître de son véhicule, et est censé en
conséquence pouvoir adapter sa vitesse aux conditions
rencontrées).
En France, les vitesses autorisées sont les suivantes :
. sur autoroute : 130 km/heure et 110 par temps de pluie ;
. sur autoroute urbaine : 110 km/heure et 100 km par temps de pluie ;
. sur route : 90 km/heure et 80 par temps de pluie ; toutefois, si les
conditions de visibilité sont inférieures à 50
mètres (brumes ou brouillard), la vitesse est limitée
à 50 km/heure ;
. en ville ou agglomération : 50 km/heure, et le cas
échéant 30 km/heure sur certaines portions ;
le respect des distances
de sécurité
Il est rappelé que, si des indications de respect de distances
minimales sont données à titre indicatif, il est
fortement recommandé de ne pas conduire en permanence à
la limite extrême de ces distances, ce qui serait susceptible
d’occasionner une fatigue additionnelle et une tension nerveuse
excessive chez le conducteur.
. sur autoroute : distance de deux bandes blanches d’espacement
(côté droit) ;
. sur route : il convient d’estimer que la distance de
sécurité avec le véhicule qui
précède correspondra à ce que pourra parcourir
votre le véhicule pendant au moins deux secondes (environ 30
mètres à 50 km/heure, de 50 à 60
mètres à 90 km/heure).
Savoir détecter les
signes de fatigue
La règle de base consiste à admettre la
nécessité d’effectuer une pause à
intervalles
réguliers, notamment sur les grandes distances. Par exemple, une
pause de cinq à dix minutes devrait être respectée
toutes les deux heures. Ce temps est à réduire
d’une
demi-heure pour la conduite de nuit, voire davantage dans des
conditions de conduite défavorables.
La survenance de signes de fatigue impose au conducteur une pause dans
la conduite.
La fatigue peut se détecter aux signes avant coureurs suivants :
bâillements, picotement des yeux, raideur de la nuque, douleur
dans le dos.
Un affaissement brusque de la tête ou la fermeture
inopinée des paupières oblige bien évidemment
à un arrêt immédiat sur le plus proche lieu de
stationnement sécurisé.
Bannir l’alcool au
volant
L’usage d’alcool aura pour effet immédiat de
diminuer les
réflexes et les aptitudes visuelles du conducteur. En outre, en
créant un sentiment artificiel d’euphorie, il contribuera
à diminuer la perception des risques et dangers inhérents
à la conduite.
Un verre de l’une des boissons alcoolisées suivantes peut
suffire à ce qu’un conducteur atteigne le seuil fatidique
d’alcoolémie :
. 1 verre de vin à 12 degrés ;
. 1 verre de 25 cl de bière ;
. 1 cognac ;
. 1 apéritif ;
...
Les mêmes arguments s’appliquent pour tout usage de
substances
hallucinogènes et de drogues, lesquelles sont à bannir
dans les mêmes conditions.
B – LES REGLES DE SECURITE RELATIVES A L’ETAT DU VEHICULE
ET A LA
POSSESSION D’ACCESSOIRES UTILES OU INDISPENSABLES
Système de freinage
Il s’agit d’un élément capital de la
sécurité active. Il nécessite une
vérification une fois par an ou tous les 10.000 km. Par
ailleurs, un conducteur est tenu à tout moment de
s’assurer que
le niveau d’huile de liquide de frein est conforme.
Les vérifications portent sur l’état du circuit de
freinage et le niveau d’huile (grade et qualité à
respecter), de même que sur l’état des freins :
disques,
tambours, plaquettes et garnitures. Certains systèmes de
freinage sont particulièrement recommandés car efficaces
et sûrs. Les dispositifs anti-blocage de roues (freins ABS)
équipent, le plus souvent, les véhicules de plus forte
cylindrée et le haut de gamme.
Etat des pneumatiques et
géométrie du train avant
Contrôlez régulièrement l’état de vos
pneus.
Cet examen est indispensable pour détecter toute coupure,
déformation, présence d’un corps étranger
(par
exemple la présence d’un clou), et bien entendu afin de
détecter en temps utile toute usure nécessitant un
remplacement.
La limite d’utilisation des pneumatiques est atteinte dès
lors
que la profondeur des motifs ou moulures atteint 1.6 mn. Sans en
arriver là, un changement de pneumatiques est recommandé
dès lors que les conditions atmosphériques peuvent
compromettre l’adhérence du véhicule sur route
humide, de
même que l’efficacité de son freinage
Le réglage de la géométrie du train avant (ou
réglage de parallélisme) effectué une fois par an
ou tous les 10.000 km est également un gage de
sécurité (il prévient aussi une usure anormale des
pneus).
Il convient de veiller particulièrement à la pression des
pneumatiques, et de respecter en cela les préconisations des
constructeurs. Des pneus sous-gonflés présentent un
risque d’échauffement et d’éclatement,
pouvant
créer un accident suite à une perte de contrôle du
véhicule. En utilisation courante sur autoroute, il est
recommandé d’augmenter la pression de gonflage de 0.2
à
0.3 bar.
Chaque train de roues doit être équipé de
pneumatiques présentant les mêmes caractéristiques.
En cas de remplacement par paire, il est préférable
d’installer les nouveaux pneus à l’arrière,
afin
d’atténuer les risques de dérapage du
véhicule.
Les pneus doivent être adaptés aux conditions courantes
d’usage et, le cas échéant, être
équipés d’accessoires complémentaires
(chaînes ou pneus cloutés sur route enneigée)
Amortisseurs
Pour une sécurité optimale, il convient de faire
effectuer à un contrôle des amortisseurs tous les 20.000
km. Toutefois, leur durée de vie est relativement longue.
Certains accessoiristes les garantissent cinq ans, kilométrage
illimité.
Accessoires et conditions
normales d’utilisation
L’utilisation de balais d’essuie-glaces en bon état
constitue,
bien évidemment, un gage de sécurité. Une
boîte d’ampoules de rechange n’est, officiellement,
pas
obligatoire. Elle est pourtant fortement recommandée,
d’autant
que le fait de ne pas remplacer une ampoule peut, non seulement
diminuer drastiquement les conditions de conduite et de
sécurité, mais aussi exposer l’automobiliste
à des
sanctions.
Enfin, à titre non limitatif, l’automobiliste doit
s’assurer que
les ceintures de sécurité, conducteur et passagers, sont
en bon état de fonctionnement. Il doit aussi veiller à ce
que des éléments étrangers ou contendants ne
soient pas en mesure de causer des blessures en cas de freinage brutal
ou d’accidents. Il doit aussi pouvoir s’assurer de la
qualité
des optiques de phare (et des rétroviseurs) afin que ceux-ci ne
perdent pas de leur efficacité en cas de fêlures ou de
bris susceptibles d’occasionner une détérioration
rapide.
L’automobiliste doit aussi s’assurer que les charges
éventuelles
transportées (à l’intérieur, et à
plus
forte raison sur le toit d’un véhicule) sont correctement
arrimées, pour répondre y-compris à des situations
de freinage brutal ou à des conditions atmosphériques
intempestives. L’utilisation d’une remorque, correctement
dimensionnée et équipée, peut constituer dans ce
cas une bien meilleure alternative (il existe des dispositifs de
sangles, notamment à cliquet, efficaces et peu onéreux)
Accessoires utiles, voire
même indispensables
Il s’agit d’accessoires qui ne sont pas obligatoires en
France, mais
qui le sont parfois dans certains pays, en particulier
européens, et qui, par conséquent, peuvent être
éminemment utiles en certaines circonstances (panne, crevaison,
accident, …). Ils peuvent être utilisés comme
palliatifs,
parfois momentanés ou ponctuels. Règle de base : il est
cependant rappelé à tout automobiliste de ne pas entraver
la circulation et, en conséquence, de déplacer au plus
vite un véhicule susceptible d’occasionner une gêne
ou un
danger.
La liste de ces accessoires est rappelée ici à titre
indicatif : un ou deux triangles de pré signalisation (visible
à 100 mètres, à placer à 30 mètres
au minimum de l’obstacle à signaler ou avant le virage
précédent l’obstacle), un gilet fluorescent, un
extincteur (de type poudre polyvalente) qui ne pourra cependant couvrir
qu’un départ d’incendie, une trousse de secours et
de premiers
soins, une bombe anti-crevaison, un marteau brise vitres, …
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