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SAAB Bio Power : une nouvelle énergie pour l’automobile

Saab présente sa berline 9-5 (2.0t et 2.3turbo) comme point d'entrée de son offre BioPower (Ethanol E85)

(C) Photos, RJR essai d'une autre nouveauté Saab : la 9.3 biopower

 
En d’autres termes, un concept en provenance des « pays du froid » ou, plus exactement, déjà expérimenté dans un pays nordique peut-il contribuer à freiner le réchauffement de la planète ?

Un enjeu planétaire : des réponses à apporter… dès maintenant,

Souvent cités à titre de comparaison, adeptes de la beauté froide des paysages (à ne pas confondre avec leurs compatriotes femmes) et réputés pour la qualité de vie qu’ils revendiquent (et la contribution, y-compris financière, qu'ils y apportent), les Suédois semblent, une fois de plus, se présenter en précurseurs écologiques. En l’occurrence, ici, dans le domaine de l’automobile et des carburants propres.

Parler d’écologie, c’est bien. Venir avec des solutions, c’est encore mieux, serait-on tenté de reconnaître dans un souci d’évidence pratique. Concernant SAAB, il convient de saluer son engagement en la matière. Bien entendu, nul ne peut prétendre, à lui seul, être le fer de lance d’une démarche, aussi honorable soit-elle. Cependant, si l’on en croit le constructeur, il ne s’agit pas d’une arrivée opportuniste des modèles Bio power sur le marché français, mais le prolongement d’une démarche initiée depuis plusieurs années déjà et qui commence à porter ses fruits en Suède.

Comme le faisait remarquer avec une certaine humilité M. Jan Ake Jonsson, le Directeur Général de SAAB, lors de la présentation effectuée à Paris en Octobre 2006, il s’agit de développer une alternative crédible apportant une contribution à la lutte contre la pollution, même si chacun sait bien que cette solution ne peut être présentée comme la seule. Au moins a t’elle le mérite d’exister et d’être viable dès maintenant … à des conditions économiques satisfaisantes !

Un enjeu aussi pour la France et le marché automobile français et européen

Nous le savons désormais, depuis les recommandations du groupe de travail sur la filière E85 présidé par Alain Prost, notre pays ne peut se tenir à l’écart d’une telle démarche. Quelques chiffres-clefs sont là pour en témoigner : en France, les transports routiers engloutissent 50 % de la consommation de produits pétroliers. A ce titre, ils représentent la principale cause (29 %) de rejets des gaz à effets de serre dans l’atmosphère. Les autres secteurs incriminés sont : l’industrie manufacturière (22 %), l’agriculture et la sylviculture (21 %), l’industrie de l’énergie (14 %), le résidentiel et le tertiaire (9 %) et, enfin, les « divers » : 5 % (dont traitement des déchets : 3 %)

Voilà pour le paysage. Certes, les constructeurs français se mettent également de la partie, avec cependant un certain… retard à l’allumage. Raison de plus, peut-être, pour donner la parole aux précurseurs plutôt qu’aux « suivistes », notre « nationalisme industriel et économique » dusse t’il en souffrir, de même que cette humble remarque puisse t’elle contribuer à aiguillonner et faire sortir du très provisoire confort des certitudes !

Histoire de l’automobile et … Sciences naturelles : L’éthanol (élaboré à partir de produits du sol tels que le maïs, la canne à sucre, la betterave et autres produits organiques) n’est pas une nouveauté en soi, puisque les premiers modèles de la célèbre Ford T pouvaient l’utiliser. Seulement, pour des raisons de coût, dues à la baisse initiale des prix du pétrole, en particulier suite à la découverte de gisements bon marché (barils de « light » abondants et quasi affleurants au Moyen Orient), l’intérêt pour l’éthanol, produit de substitution, a été relégué en second plan, voire même oublié (sauf en période de guerre ou de pénurie) La raison première de sa résurgence est donc « écologique ». Néanmoins, cela ne saurait suffire. Encore faut-il que des conditions économiques et stratégiques (moins de dépendance énergétique, par exemple) soient réunies pour mettre en oeuvre une promotion viable.

Une « énergie verte », c’est ainsi que l’on peut qualifier l’éthanol. Pourtant, n’induisons personne en erreur. Un véhicule roulant à l’éthanol E85 continuera à rejeter du CO2 dans l’atmosphère… Surprise de l’interlocuteur automobiliste, jusqu’alors relativement confiant et attentif : « Alors là, désolé, mais je ne comprends plus ! » La réponse est celle-ci : de la même façon que vous ne sauriez confondre le mauvais cholestérol du « bon » cholestérol (la honte aurait dit Coluche), nous ne sauriez confondre davantage le bon ou le « meilleur » CO2 du plus mauvais CO2 !

En effet, examinons rapidement la différence : le CO2 (appelé encore dioxyde de carbone) jusqu’alors rejeté par la combustion classique est issu de l’énergie fossile qui, comme nous le savons, est non renouvelable, de même que en voie de diminution et de raréfaction. Pour sa part, l’éthanol (dont la combustion produit certes du CO2) est issu d’un cycle (mieux) équilibré. L’éthanol a en effet été extrait de produits agricoles « cultivés » qui, lors de leur cycle de croissance ont « consommé » du CO2 déjà présent dans l’atmosphère par le processus de photosynthèse naturelle nécessaire à la croissance des plantes (« la photosynthèse est un processus qui permet aux plantes de capter l’énergie et de fabriquer les substances [qui lui sont] nécessaires… Les seuls nutriments nécessaires à la plante sont le dioxyde de carbone [présent dans] l'air, de l'eau et les minéraux du sol » - Encyclopédie Wikipédia) En résumé, le principal mérite de l’éthanol est donc de ne pas contribuer à augmenter la concentration de CO2 dans l’atmosphère.

Puisque nous en sommes à évoquer ces aspects écologiques, signalons toutefois que la culture des ingrédients organiques entrant dans l’élaboration de l’éthanol, nécessite l’utilisation de tracteurs et d’engins agricoles qui, eux-aussi, consomment… de l’énergie. Reste que le solde global demeure positif, à condition toutefois que l’on veille à ce que cette culture ne soit pas, elle-même, agressive pour l’environnement. D’où l’enjeu de l’engagement du monde agricole dans le cadre d’une charte validée par les Pouvoirs publics. D’autres conditions, de nature économique, de même qu’incitatives (mesures fiscales) sont nécessaires également. Nous les aborderons un peu plus tard.

SAAB Bio Power : un « mélange » de technicité et de pragmatisme



Revenons au concept Bio Power, développé par SAAB, qui se présente donc comme une illustration concrète de l’utilisation du carburant E 85 à base d’Ethanol (85 % d’éthanol, 15 % d’essence)

Cela étant posé, reste à traiter les aspects techniques liés à la motorisation des véhicules compatibles avec ce type de carburant. En effet, l’éthanol s’avère plus agressif à l’égard des éléments du moteur. Pour la SAAB 9-5, les modifications ont porté sur l’installation de soupapes et de sièges de soupapes plus durs et plus résistants, de même que sur un système de gestion approprié de l’alimentation en carburant. L’astuce technique développée a consisté à veiller à ce que le « système de gestion de la pompe surveille la qualité du carburant après chaque passage de la pompe et effectue automatiquement les ajustements nécessaires » En effet, rappelons que le système Bio Power permet, au besoin, un usage mixte bio carburant et essence classique (si le plein doit être fait en rase campagne en l’absence d’une pompe E85, par exemple) Le système développé par SAAB semble plus performant et plus réactif que ceux adoptés par d’autres constructeurs (certains ayant opté pour l’installation d’un capteur dans le réservoir, ce qui apparaît plus complexe à implémenter)

La Saab9-5 Bio Power inaugure l’offre énergie bio

Fort des résultats obtenus à partir de la technologie décrite précédemment, nous nous devions d’être attentifs à la proposition réservée par SAAB au marché français, après une première introduction effectuée sur le marché anglais et irlandais, et le succès rencontré sur le marché suédois.

C’est donc sous l’angle d’une approche Berline de luxe que SAAB, avec la 9-5 2.00t et la 2.3t, a choisi d’entrer sur le marché français du véhicule fonctionnant à l’E85, à compter d’octobre 2006, pour mieux monter en puissance au printemps 2007 avec la 2.3t. Selon le constructeur, « le lancement d’un modèle 2.3 turbo constituait l’étape logique suivante du déploiement du concept Bio power »

Examinons-en cependant le contexte. A priori, cette surpuissance peu paraître discutable ou contradictoire dans la mesure où l’E85 possède un indice d’octane plus élevé (104) que l’essence (95) et que la turbo compression permet une augmentation de la puissance du moteur. Reste que l’avantage obtenu peut se résumer à l’obtention (du plaisir) d’une conduite plus sportive. Cependant, est-ce bien le résultat recherché, cette fois en termes de conduite économique (et écologique) ? Pour notre part, nous préférerons dire cette puissance peut, à l’occasion, être appréciée pour cette berline un peu plus cossue et lourde que la moyenne de ses congénères. Reconnaissons cependant que la puissance est incontestablement au rendez-vous avec la 2.3t.

Pourtant, même si la démarche de SAAB apparaît respectable, pourquoi l’avoir limitée à son haut de gamme (un peu classique, voire rétro façon british, du moins en ce qui concerne son habitacle intérieur et sa conception) ? Gageons que le constructeur aurait aussi, dans un second temps, tout intérêt à élargir son offre en présentant  une citadine Bio power (nous pensons à l'attrait que peut représenter cette formule auprès d'un public plus jeune qui, lui-aussi, reste à sensibiliser et qui peut se montrer tout aussi réceptif). Est-ce que l’audacieux et remarquable concept car Aero X présenté au dernier Mondial de l’automobile préfigure quelque chose dans cette direction ? Ce serait incontestablement un plus.

Résumons les performances de l’offre actuelle :

. le moteur 2.0t BioPower développe, avec l’E85, une puissance maximale de 180 ch. et un couple de 280 Nm (contre 150 ch. et 240 Nm avec l’essence) ;

. le moteur 2.3t BioPower développe, avec l’E85, une puissance maximale de 210 ch. et un couple de 310 Nm (contre 185 ch. et 280 Nm avec l’essence) ;

De fait, cette motorisation, équipée du système de gestion du moteur Trionic de Saab, s’avère donc performante.

Un essai à transformer en intégrant les autres ingrédients du succès

L’offre BioPower s’avère donc à considérer par ses performances et son sérieux. Toutefois, reste quelques inconnues (ou promesses) à tenir, notamment de la part des Pouvoirs publics si l’on veut qu’une telle offre puisse se développer.

Nous avons vu que les enjeux étaient importants en termes d’écologie, que c’était une façon pertinente d’aborder la question et une façon responsable d'essayer d’y répondre. Toutefois, il ne faut pas être grand devin pour prévoir que, face à l’alternative proposée, l’automobiliste consommateur sera attentif aux coûts d’acquisition du véhicule et au contexte de son utilisation. Aussi, faut-il noter d’ores et déjà un surcoût à l'achat de 1.000 € pour les versions BioPower, ce qui représente une forme d’engagement et un acte de foi. Au surplus, il faut savoir que si la combustion de l’E85 s’avère performante, celui-ci, plus « volatil », entraîne une surconsommation comprise entre 25 et 30 %. D’où l’impérieuse nécessité d’un prix au litre nettement plus avantageux que celui pratiqué pour l'essence (il s'avère que cela va être le cas, puisque les premiers " prix à la pompe " constatés sont de l'ordre 0,80 €, voire légèrement inférieurs) Ce qui est d'ailleurs conforme aux recommandations économiques qui ont été formulées.

En ce qui concerne la France, l’avantage décisif procuré par ce nouveau carburant, susceptible d’entraîner l’adhésion du consommateur, ne pourra donc être atteint qu’avec l’adjonction d'éléments incitatifs (outre le fait que le seuil des 1.000 pompes sur le territoire français devrait être atteint fin 2007 ou début 2008 si les Pétroliers jouent vraiment le jeu comme ils y sont invités). Les Suédois eux-mêmes, pour en revenir à eux, ont bien compris l'intérêt des mesures incitatives. Des avantages complémentaires ont donc été accordés, qui se sont traduits par des places de stationnement gratuites en ville et des déductions fiscales supplémentaires au bénéfice des utilisateurs de véhicules bio.

Une initiative intéressante donc, à suivre dans ses développements.


J-R Rouzioux

Prix catalogue des modèles BioPower :

. Saab 9-5 2.0t BioPower : à partir 31 000 (Berline) à 32 750 € (Estate), soit, par rapport à la version standard, une majoration de 1 000 € ;

. Saab 9-5 2.3t BioPower : (selon tarif fabricant)

(C) Tec Info Com, janvier 2007, publication réservée aux sites Internet associés.


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