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Prix
des carburants : pour l'automobiliste et le motard, comment
réduire l'impact de l'augmentation du prix du carburant dans
son
budget ? |
Coût du Passage en station :
Déterminer l'impact du
prix du carburant et, plus généralement, le
coût annuel de la détention d'un
véhicule dans nos budgets.
Comment réduire ou optimiser ce budget ? Pour les autres postes, consulter Services, entretien et pièces détachées
Voici,
tout
d'abord, quelques chiffres pour la bonne
compréhension des enjeux :
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Le budget Carburant + lubrifiant représente, selon l'INSEE,
en moyenne 30 % du buget véhicule d'un
ménage, soit
donc pratiquement le tiers des sommes consacrées
à ce
poste ;
-
Après le carburant (30 %), viennent ensuite,
l'amortissement
annuel du véhicule (neuf ou d'occasion), soit 25 %,
puis la part entretien + réparations pour 15 % et
l'assurance pour 4,5 %.en moyenne.
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Le poste carburant est, par conséquent.
le poste de
dépenses le plus important.
Comment
pouvons-nous agir pour limiter les impacts de la hausse du prix
du carburant et, plus généralement, les frais
relatifs à la possession d'un véhicule ?
- 1)
Economiser sur le prix du carburant à la pompe :
Les hypermarchés
et supermarchés ont fait baisser
les
prix. Cependant, le secteur est dominé par quelques
grands
groupes, dont TOTAL en France, ce qui limite les effets de baisse de
prix
sous l'effet de la concurrence ;
Des sites spécialisés donnent le prix des
carburants sur votre itinéraire. A titre
d'exemple, Zagaz
offre un service de
comparaison de prix dans les stations-service de France (Essence SP95.
SP 98, Gazole, Gasoil+, E10 et GPL)
- 2 ) Conduire de
façon plus soft, + écononomique et +
écologique :
Il
est possible de prendre l'habitude
de ralentir par anticipation ou de
relâcher la pédale
d'accélérateur
à quelques centaines de mètres d'un rond point
ou, en
ville, quelques dizaines de mètres plus
tôt. Pensons à la surconsommation
occasionnée par un
freinage appuyé qui, sauf nécessité ou
urgence,
représente une véritable dépense
d'énergie (l'usure des freins s'en ressent
d'autant.)
Avoir le pied plus léger sur
l'accélérateur (sauf nécessaire
obligation pour doubler ou éviter un danger.) est donc une
règle générale qu'il convient de
suivre, outre le fait que la prudence y gagne aussi. Une
conduite adaptée (et plus
détendue) permet
ainsi de
réaliser une économie de carburant qui peut, sur
un
trajet,
représenter de 5 à 10 %
de la consommation habituelle de carburant. En outre, n'oublions pas
non plus
que, sur autoroute, la consommation augmente sensiblement, en
particulier
au-delà des 110 km/h, bien que de façon
moindre pour les véhicules
équipés d'une boîte de vitesses
à six
rapports.
- 3 ) Rouler avec un
véhicule de nouvelle génération
ou motorisation
:
C'est évidemment
le must, en particulier compte tenu de l'amélioration
du rendement des moteurs (on note une tendance à la
diminution de
la cylindrée pour une même puissance
développée, ce que les anglosaxons appellent le
downsizing.)
Il ne s'agit
pas forcément de
posséder un véhicule tout
électrique dont l'offre et les infrastructures
sont encore trop limitées, mais plutôt un
véhicule hybride dont l'offre constructeur croît
régulièrement (Avantage : conduite plus souple et
récupération d'énergie en phase de
décélération ; inconvénient
: surcoût à l'achat, mais prime de 2.000
€) ;
- 4) Avoir recours à des
moyens alternatifs, dont le co-voiturage
:
Cette pratique a ses avantages et ses adeptes (partage des frais.) Elle
a aussi ses
contraintes, dont une rigueur pour tenir les engagements d'horaires,
à laquelle s'ajoute le respect du confort des passagers.
Voir
à ce sujet notre analyse sur le co-voiturage dont
la pratique tend à se développer, aussi bien pour
les trajets
aller et retour sur les lieux de travail, que pour les
déplacements typiquement
loisirs et week-ends.
A signaler
également les initiatives alternatives, telles
que
Vélo lib
ou équivalent dans les principales villes, ainsi que la
toute
nouvelle formule Autolib qui démarre à Paris et
banlieue
avec le concours de la
société Bolloré.
- 5)
Utiliser plus largement les transports publics, le train ou l'avion
Dans nombre de cas, l'utilisation d'un
véhicule ne peut être
évitée. Il constitue
l'atout liberté par excellence, à la
réserve près que
les circonstances particulières du trajet peuvent
contrecarrer son utilisation : risque d'embouteillages propres
à certains parcours ou encore
difficultés et coûts d'utilisation des
places de stationnement.
C'est ainsi que les transports publics connaissent désormais
un
regain d'intérêt. Nombre de villes et
collectivités
territoriales
ont bien compris l'enjeu du développement du transport
urbain.
Les nouveaux systèmes de
tramways ou tram sont désormais spacieux et rapides (les
feux passent au vert sur leur passage.) Des parkings relais ont
été mis en place à l'entrée
de nombreuses villes (comme à Nantes par exemple)
L'utilisation des transports en commun ne signifie donc plus (sauf
encore pour le
métro et les bus aux heures de pointe) le recours
à un moyen dégradé ou contraignant de
circuler, puisque que
le confort y a été notablement accru.
Enfin, sur certains trajets, l'utilsation du train, voire de l'avion
à des tarifs préférentiels,
peut s'avérer plus économique et avantageux. Deux
éléments principaux sont à prendre en
considération : l'amortissement des frais de déplacements
sur le nombre de passagers empruntant l'itinéraire
concerné et les temps
complémentaire d'accès aux points de
départ et
d'arrivée, gares et
aéroports, surtout aux périodes et heures de
pointe.
R.
Rouzioux-Saens, le 14 sept. 2011,
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