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En
présentant
son nouveau coupé 306cc, Peugeot vise à conserver
sa place de premier
constructeur européen de coupés cabriolets. Une
place qui ne doit rien
au hasard puisque la marque dispose d'une expérience plus
que
respectable (soixante dix ans) sur le sujet. C’est au cours
de la
décennie écoulée que cette tradition
s'est affirmée avec les coupés
206cc et 307cc.
Un regard sur la ligne
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| 308cc : une ligne racée qui attire le
regard ©
Photos RJR |
Une
ligne racée qui attire l‘attention, voici pour
l‘impression
d‘ensemble. D'aucuns pourront regretter que le dispositif
permettant la
transformation du coupé en cabriolet soit gourmand en place
avec, pour
conséquence, un début d'embonpoint à
l'arrière du véhicule,
contrebalancé cependant par un galbe qui redescend
progressivement
(nous verrons ultérieurement les performances du dispositif)
Pour notre part, nous considérons plutôt que les
designers de Peugeot
s'en sortent bien. Ils ont joué la carte d'une ligne effilée,
plongeante vers l'avant. Vue sous cet angle, la partie
arrière vient
confirmer un a priori plutôt favorable quant à
l'assise et au maintien
du véhicule, procurant par avance une bonne impression
d’aisance, de
tenue de route et de confort.
Sur ce véhicule, l'on retrouve bien entendu les
caractéristiques
esthétiques de la marque et de la berline, la 308, dont elle
est issue,
avec quelques particularités qui - fonction coupé
oblige -, font
ressortir son originalité dont une baie de pare-brise
très effilée et
enveloppante, en particulier pour les passagers avant, ainsi que deux
longues portières, et, à l'arrière,
des optiques de phare en forme de
losange arrondi aux angles. Le double échappement
complète la touche
sport, ainsi qu’une belle ligne (en position haute)
d’avertisseurs
lumineux de feux stops (ligne composée de diodes
électroluminescentes)
Destination
Plaisir
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| La conversion du coupé en cabriolet
©
Photos RJR |
Belle
à l'extérieur, comme cela vient d'être
dit. Belle aussi - et qui
plus agréable et plaisante - à
l'intérieur, telle pourrait être la
devise de la 308cc, pouvant résumer sa
présentation. Après la bonne
impression externe, ce qui frappe dès le contact
immédiat avec
l'habitacle, c'est son excellent niveau de finition. Le conducteur
découvre les contours harmonieux d'une planche de bord
agrémentée par
les arrondis qui épousent la forme des instruments de
mesure. Pour
finir, le regard vient embrasser les surpiqures de ses finitions cuir.
A titre d'illustration, voici quelques indications sur
l’ambiance et le
confort intérieur : cuir noir profond contrastant avec
l'environnement
extérieur, ou bien encore l’ambiance suave de
cette finition
« cuir fauve » qui sied si bien,
par contraste, avec
la blancheur du revêtement de la carrosserie avec laquelle
elle est
proposée. A ce sujet, les peintures qui ont plus
particulièrement
retenu notre attention sont les suivantes : blanc
légèrement nacré,
rouge soutenu et, pour le contraste, la livrée noire.
Reste à prendre en mains cette belle mécanique
qui invite à la
découvrir une fois sortie de son écrin.
Cependant, une interrogation
vient immédiatement à l'esprit : belle certes,
mais quid de ses
qualités de coupé et de sa
réactivité, notamment s’il
s’agit
d’affronter ciels voilés et caprices du temps ?
Dans le cas présent,
nous ne devrons pas attendre bien longtemps avant d'avoir la
réponse.
Impressions et sensations
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| 308cc : une palette de contrastes
et sensations ©
Photos RJR et Peugeot Presse |
En
effet, en ce jour de juin, notre essai de la 308cc se
déroulait au
sud de la Côte d'Opale, dans un triangle compris entre Le
Tréport,
l'intérieur des terres et la station balnéaire de
Mers les Bains. Le
début d’un bel
d’été pour un temps plutôt
ensoleillé recouvert, par
intervalles, de quelques nuages moutonneux. L’astre solaire
en était
encore à sa période de
« préchauffage » Il
parvenait
tout juste à dissiper le fond d'air frais laissé
par les brumes du
matin (Signalons à l’attention de nos lecteurs -
touristes lorsque
l’occasion s‘y prête -, la
proximité de l’envoutante Baie de Somme,
réserve naturelle et paradis des oiseaux en dehors de
périodes de
chasse)
Place à la découverte… Ouverture des
portes, coup d’œil sur les
instruments de bord, réglages des sièges et des
rétroviseurs, prise en
mains, contact, ouverture du toit escamotable et rangement du
mécanisme
en 21 secondes (cette manœuvre peut aussi
s’effectuer ou se poursuivre
en roulant à condition que le véhicule
n’ait pas encore atteint les
douze km/h, c‘est-à-dire roule quasiment au pas)
Nous rejoignons ainsi la route pour apprécier,
déjà, la souplesse de
conduite de la 308cc. Voici un détail qui a son importance :
bien que
les ingénieurs de Peugeot ait veillé au grain,
c’est-à-dire en
particulier à la maîtrise des turbulences
d’air (baie de pare-brise
enveloppante et dispositif « stop
air » de série),
ils ont jugé utile d’ajouter un
aménagement complémentaire inédit sur
cette gamme de véhicule ; un chauffe nuque
baptisé « Air
wave » Il s’agit d’un dispositif
de ventilation d’air chaud
intégré aux sièges. Dans leur partie
supérieure, ceux-ci présentent un
orifice de sortie d’air au niveau des épaules et
de la nuque (pilote et
passagers sont concernés au même titre)
Côté pratique, le réglage de la
température de l’air s’effectue
très facilement grâce à une molette qui
tombe sous la main du conducteur, dans le prolongement de la console
centrale.
Autre « douceur » de conduite, le
pommeau du levier
de vitesses (pour une boîtes à six rapports) est
en aluminium poli et
satiné. Il vient confirmer le soin apporter à
l’aménagement intérieur
(dont les superbes finitions cuir dont nous avons
déjà parlé) Côté
pratique, un bouton également accessible par le conducteur
permet
d’abaisser ou de relever toutes les vitres
simultanément.
Sous l’angle du dynamisme de conduite et de la
réactivité, les qualités
de la 308cc nous sont apparues très convenables. Nous avons
cependant
noté des délais de réponse et de
sportivité moindres que ceux que nous
pouvions probablement attendre. Il est vrai que le poids du
véhicule y
contribue (de 1.500 à 1.600 kg selon les versions) En
revanche, il
convient de remarquer l’excellente assise et
fermeté de sa carrosserie,
son adhérence et tenue de route sans reproche
Privilégiant - comme nous l’avons vu - le confort
et l’agrément, la
308cc n’en dispose pas moins d’un coffre de 465
litres en configuration
coupé, ramené à 266 litres en
configuration cabriolet.
Motorisation
L’agrément de conduite et les performances de la
308cc sont, comme on
s’en doute, étroitement liées
à sa motorisation. La version essence :
1.6 THP 150cv (le moteur est le fruit d’une collaboration
avec BMW),
offre cependant un peu moins de couple. D’aucuns pourront
préférer la
motorisation diesel, 2.0 HDI 140 cv. Les deux modèles sont
équipées de
la même boîte manuelle à six rapports.
Pour information, une
motorisation alternative (120 cv) est prévue à
compter de fin 2009 -
début 2010..
En
résumé,
Avec son design agréable et l’excellente
qualité de ses finitions, la
308cc se pose en challenger de qualité face à ses
consœurs allemandes.
Sportive sans excès, elle participe volontiers à
une conduite agréable.
Bonne routière, elle affirme ses qualités
d’accueil et de confort (4
vraies places avec toutefois une petite réserve pour les
jambes des
passagers arrière si ceux-ci dépassent le
mètre quatre vingt) Son toit
en dur - complètement escamotable - vient conforter sa
sécurité.
Un véhicule à vocation détente, pour
s’offrir le luxe d’une découverte
qui permet de s’affranchir des barrières entre
l’habitacle cosy et la
beauté sauvage des paysages qu‘il traverse.
Reste le prix,
compris dans une fourchette de 27.000 0 34.000 € . A
notre avis, un positionnement qui se justifie compte tenu du
très bon
niveau des prestations offertes, sachant aussi que le segment des
coupés cabriolets demeurent un marché de
« niche »
Entre disposer d’un cabriolet, investir en Bourse ou
épargner, il faut
savoir choisir… le moment opportun, celui qui procure le
plus de
sensations !
René
Jans Rouzioux,
Juillet
2009
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