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Que
l'on ne s'y trompe pas : peut-on se contenter longtemps d'une
politique de l'autruche qui consisterait à refuser d'aller
voir ce qui passe sous le capot, en termes de consommation
d'énergie ? En effet, il est désormais
acquis que nous ne pouvons plus nous satisfaire du fonctionnement
dispendieux de l'antique moteur à explosion qui, certes, nous a
procuré nombre de bons et
loyaux services ... mais qui, désormais, pourrait bien faire
exploser la
planète à coups de rejets de gaz carbonique, de gaz
à effet de serre et de
gazole mal brûlé ou consommé sans modération
!
Il est vrai que des efforts ont
déjà été entrepris :
meilleure efficacité des motorisations, dispostifs d'injection électronique et installation de pots catalitiques
par exemple. Ces modifications ne marquaient cependant qu'une
étape. Il s'agit maintenant d'aller au delà, de
prendre de nouveaux engagements, qu'il convient de poursuivre avec plus de déterminsation. Il en
va, en effet, de l'avenir de la planète,. Ce ne sont probablement pas
les Chinois - déjà adeptes de la société de consommation -, qui nous démentiront !
Après l'échec de la voiture
électrique (volume et poids considérable des batteries,
autonomie limitée, coût élevé), plusieurs
pistes demeurent ouvertes, certaines
proches, d'autres plus lointaines.
l'Ethanol ou E85 : le carburant " bio " pour 2007
Une nouveauté annoncée : l'Ethanol *, en
abrégé E85, dont la combustion
dégage moins de CO2 et donc beaucoup moins de gaz à effet
de serrre (jusqu'à - 75 %) Perspective de commercialisation en
France :
2007. En fait, ce nouveau carburant, produit à partir de
betteraves (ou de déchets forestiers), n'est pas vraiment une
nouveauté. Son utilisation a
été initiée au Brésil dans les
années 90. Dans ce pays, 50 % des véhicules
fonctionnent désormais avec ce carburant écologique qui
ne demande, pour être à son tour " éco ", qu'un
renoncement partiel de notre Etat "glouton en taxes" à relacher
la pression sur les automobilistes consommateurs que nous sommes.
D'ailleurs, il est tout à fait normal de se poser la question :
pourquoi, cette solution n'a t'elle pas été
envisagée plus tôt ? Certainement pour les raisons
fiscales que nous venons de voir. Les intérêts
pétroliers qui, pour une fois, semblent résister
plus difficilement à des évolutions qui tiennent au bon
sens et à la préservation de la planète, ne
sont pas non plus absents d'une partie du processus. Il s'agit
aussi
d'un enjeu économique puisque l'on estime que plusieurs dizaines
de milliers d'emplois (de l'ordre de trente mille probablement)
pourraient être ainsi créés.
* (Ethanol E85 : 85 % éthanol, 15 % essence ; l'E85 est aussi
appelé " flex-fioul " par certains motoristes, appellation
ambiguë que nous préférons ne pas retenir ; en
effet, il NE S'AGIT PAS de fioul ou de gazole ;
à ne pas confondre donc !!!)
Quoiqu'il en soit, l'utilisation de l'E85 nécessite une
motorisation spécifique, et non pas une simple adaptation. Cette
nouvelle motorisation doit permettre, le cas échéant,
l'utilisation de l'essance E95 (donc, pas de risque de panne de
carburant si, dans un premier temps, le réseau des pompes E85
: 5 à 600 pompes initiales, n'est pas encore suffisamment dense
sur le territoire)
L'éthanol n'est pas synonyme de performances au rabais, au
contraire. Ainsi, le constructeur SAAB annonce t'il une
(réserve de) puissance supplémentaire (16 % de
couple moteur en +) avec sa 9-5 2.0 t Biopower.
La cerise sur le gateau demeure l'incitation fiscale (L'Etat
français franchira t'il le pas ?) qui doit rendre le prix de ce
carburant si possible (plus) attractif (l'exemple de la Suède :
- 25 % sur le prix de l'essence !)
Quid du " bio diesel " ? Réponse : pour professionnels et Collectivités.
Autre carburant alternatif : le diester (marque déposée),
appelé aussi " bio diesel " ou " bio gazole ". N'oublions pas,
non
plus, cette autre formule techniquement viable à base
diesel, bien
que non promue pour l'instant auprès du grand public. Il
s'agit de la solution qui consisterait à intensifer la
production du " diester " (carburant produit à partir
d'huiles végétales : colza, tournesol) En effet, il a
été constaté qu'un mélange composé
de 15 % d'huile de colza et de 85 %
de gazole permettait à un moteur diesel de fonctionner
quasiment sans modification. Toutefois, il faut bien admettre que la mise en
oeuvre de ce carburant nécessite une élaboration
afin de s'adapter aux caractéristiques plus pointues des
nouvelles motorisations diesel (le procédé consiste
à faire
réagir l'huile végétale avec de l'alcool afin
de provoquer une
réaction chimique rendant le carburant plus fluide)
En conséquence, ce procédé permet de porter
à 30 % la part d'origine végétale dans le diester.
Cependant, pour que cette solution soit économiquement
compétitive, il est nécessaire - là-aussi - que
l'Etat renonce à une part substantielle des taxes, en
particulier réduise la trop fameuse TIPP !) Le diester est, pour
l'instant, réservé aux flottes dites " captives " (bus de
collectivités locales ou parcs et flottes d'entreprises
disposant de leurs propres cuves de carburant) Voici cependant une
nouvelle positive : le gazole consommé en France contient
d'ores et déjà quelques pour cent de diester, une dose
homéopathique en quelque sorte !
Une autre solution alternative : le GNV (gaz naturel de ville)
Dans nos dossiers en cours de développement, nous reviendrons
également sur un carburant alternatif qui, à son tour,
pourrait connaître un regain d'intérêt : le GNV.
Cette solution est notamment préconisée par FIAT qui
dispose déjà d'un parc automobile significatif en Italie
et aux Pays-Bas
Les véhicules hybrides (utilisation combinée : mi électriques, moitié moteur thermique)
C'est une solution d'avenir, en voie de démocratisation progressive. Elle consiste à
promouvoir l'utilisation de la voitrure hybride. Les questions qu'elle soulève feront également
l'objet d'un prochain dossier. Nous verrons en particulier
de quelle façon les constructeurs y
apportent des réponses appropriées.
R.-J. R.,
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